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depuis longtemps déjà cet argent à Made­leine Béjard, qui dut prendre ses sûretés en­vers lui. Quand Baratier mourut sans s'être acquitté, sa veuve employa également tous les moyens pour retarder l'époque du paie­ment. Un procès s'engagea et il était encore pendant au moment du décès de Madeleine Béjard. Molière et sa femme le recueillirent avec le reste de l'héritage et le soutinrent en leur propre nom. Enfin un arrêt définitif in­tervint; j'en publie plus loin la teneur. En vertu du dispositif de cet arrêt, Molière dut envoyer un fondé de pouvoir à Viviers, où devait se terminer l'affaire; il jeta les yeux sur un ancien huissier au grand Conseil, nommé François Coiffier. Cet homme d'affaires était sinon l'ami de Molière, du moins celui de la famille Béjard, car je le trouve, avec le titre d'ami, assistant au second mariage de Ge-